Raiatea: l’île sacrée, 4-8 décembre


la Orana depuis Raitea

Petite traversée sympathique entre Huahine et Raiatea, plein ouest, malgré une belle houle -assez typique entre les îles. L’arrivée est assez phénoménale entre deux motus au sable blanc et tout plein de cocotiers. 

 

Raiatea n’a pas de plage, seuls les motus -îlots de la barrière de corail- en ont. Cela rend donc les mouillages plus délicats. Les baies sont très profondes, sachant qu’il nous faut trois fois la hauteur d’eau en longueur de chaîne pour mouiller, il faut essayer de trouver des haut-fonds de 15 mètres maximum où l’eau est forcément moins claire pour se baigner. Les autres options mouillages sont dans le sable près des motus. Il faut mouiller l’ancre dans 2-3 mètres et avoir l’arrière du bateau dans le profond. Les profondeurs passent de 30 à 3 mètres très rapidement. Nous opterons pour cette option près du magnifique Motu privé Tipaemaua. L’endroit de rêve où nous sommes seuls! 

 

 

 

Mais nous devrons quitter le mouillage à 1h30 du matin car le vent a complètement tourné beaucoup plus tôt que prévu (la météo n’est jamais fiable ici) et l’arrière du bateau n’est plus dans le grand mais au dessus du sable… Sécher n’est pas une option vu qu’il n’y a pas de marée ici! Allez on retourne sur notre spot précédent avec mouillage sur bouée. Petite nuit mais avec une magnifique pleine lune. Heureusement car il y a des bouées marquant les fermes perlières un peu partout dans le lagon. 



Activités à Raiatea:
-La remontée de la rivière Faaroa -la seule rivière navigable de Polynésie- en kayak


-Le jardin botanique:


-La randonnée des trois cascades: les guides papier disent qu’on peut la faire seuls, mais un propriétaire a décidé de bloquer l’accès au sentier avec une grosse barrière et un chien. Alors il faut y aller avec un guide… on va vraiment devoir renoncer à la rando non-accompagnée…

-le Marae (temple) Taputapuatea: c’est cet immense complexe de temples qui donne le surnom  à Raiatea “la sacrée”. Alors en tant que guide, je préfère toujours les visites guidées et en effet sur papier les explications sont un peu basiques. Mais c’est l’inconvénient d’être en bateau au lieu de rester dans hôtels ou maisons d’hôtes où tout est organisé pour les clients. Mais pour rien au monde, je ne voudrais changer notre choix de visiter la Polynésie par la mer plutôt que sur terre. 


La vue depuis le mont qui surplombe le Marae est sensas!


On continue notre navigation vers le sud le long de la côte est de Raiatea, presque aucun autre voiler. La côte est très sauvage, de hautes  falaises verdoyantes dramatiques d’un côté et le magnifique lagon bleu de l’autre. 

 

On se prépare à mouiller tout au sud, près du Motu Nao Nao. La technique pour vérifier qu’il y a assez de fond tout autour du bateau: je saute à l’eau en PMT (palmes-masque-tuba une fois qu’on a décidé où mouiller l’ancre pour vérifier la hauteur d’eau dans le rayon du bateau. Je remonte à bord et paf le moteur du guideau (pour l’ancre) est mort… A chaque fois qu’on a eu un problème technique (commun sur un bateau…) c’était un week end. Et là, on est dimanche… On arrive à avoir le patron de la compagnie de location au tel. On remonte tout au nord pour réparation au chantier naval demain. Nous finirons le tour de l’île par l’ouest au retour. Les aléas de la voile: la météo et les avaries techniques! 
Le nord de Raiatea est un peu plus habité, mais pour être la deuxième ville de Polynésie Française après Papeete, Uturoa ressemble plus à un gros village. 

Dîner avec coucher de soleil (et Bora Bora au loin) à la roulotte (food truck) d’un canadien expatrié super sympa.

 

On passe une journée au chantier puis un peu d’attente pour que les pièces arrivent par avion de Tahiti. 

Olivier est heureux de pouvoir faire du bricolage! 

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