Pointe Vénus, Tahiti à Makatea: notre plus grande navigation à ce jour: 17-19 janvier
Nous avons décalé d’un jour et demi notre départ de Tahiti pour l’archipel des Tuamotu. Le bateau ne remonte pas très bien au vent et même si un catamaran est plus stable et confort qu’un monocoque, on a appris que l’océan Pacifique ne l’est pas tant que ça!
Notre destination: Makatea, l’île des Tuamotu la plus proche (nord-ouest). A une vitesse moyenne de 4 noeuds, il nous aura fallu 36 heures. Départ samedi 19 heures pour une arrivée lundi matin à 6h30. Deux nuits et une journée: notre petit record de navigation. On ne s’est pas vus beaucoup pendant ces 36 heures, ça change d’être quasiment toujours ensemble 24 heures sur 24! On alterne les quarts de deux heures: repos et veille. On lit, on cuisine, enfin lorsque l’océan le permet... on apprend un nouveau jeu acheté à Papeete et approprié à notre voyage...
La première partie de la nuit avec 20 noeuds de vent et une mer agitée ne nous a pas permis de dormir, ni l’un ni l’autre. Puis le vent est un peu tombé, toujours avec les voiles dehors, nous remontons doucement au vent. La journée: un beau pétole, alors le moteur aide beaucoup les voiles...et c’est plus relaxe pour nous. La deuxième nuit, le vent se lèvera à nouveau et tournera dès la nuit tombée...
Nous aurons vu au loin aux alentours de Tahiti le paquebot “Paul Gauguin”, on allait même plus vite que lui pendant un bref moment! A la VHF, il annonce une avarie moteur, il ne faisait que du deux noeuds, mais cela a été vite réparé. Sa destination: Rangiroa. Avec Fakarava, c’est l’atoll le plus connu des Tuamotu, surtout pour la plongée et les “murs” de requins. Ces deux atolls sont bien entendu sur notre itinéraire. Nous n’avons pas encore plongé en Polynésie, alors cela démange. Mais nous avons le temps. Makatea, Tikehau, et bien d’autres atolls dont nous n’avions pas entendu parler auparavant, beaucoup moins fréquentés et qui ont l’air d’accepter avec plaisir les voileux, sont sur notre parcours. Mais nous nous laisserons guider par le vent.
Un autre bateau de croisière vu sur l’AIS -radar- puis rien d’autre pendant ces 36 heures. L’immensité du Pacifique, pas de terre, quelques oiseaux, pas de poisson (pêchés du moins ;-) ). Du bleu à perte de vue, c’est reposant (quand la mer est calme). La nuit noire, la première nuit, sans lune ni étoile est assez déconcertante au départ, notre ouïe est décuplée et tous les bruits du bateau aussi en conséquence. Sans lune, pas de possibilité de voir les grains venir au loin... alors nous prenons deux ris dans la voile la nuit par sécurité. Affaler les voiles de nuit avec du vent et de la pluie n’est pas au programme, on n’est pas en régate! Des grains à 35-40 noeuds étaient annoncés la première partie de la navigation, par chance nous aurons eu 20 au max! Les étoiles constellant le ciel la deuxième nuit et l’arrivée au lever du jour sur l’île sont de beaux moments de plénitude.




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