Fakarava: deuxième passage au nord, 10-15 avril



Après la sérénité et la quasi solitude à Toau, le retour sur Fakarava est un peu choquant lorsque nous arrivons au mouillage du village où il y a presque 50 bateaux!!! 

C’est plus compliqué pour mouiller, car en plus de chercher un bout de sable parmi les patates de corail pour s’ancrer, il faut prendre en compte les distances entre les voiliers... Après trois tentatives, nous ancrons en nous disant que cette escale est juste rapide et technique: faire le plein de carburants, de fruits et de légumes, oeufs, et lait nous manquent aussi, et vider les poubelles... 

En fin de compte, on restera tout de même cinq jours à Fakarava! Les voileux sont super calmes, pas un bruit au mouillage. Beaucoup des bateaux présents participent au “World ARC rallye” : un rallye avec une trentaine de bateaux enregistrés qui font un tour du monde en 18 mois “ensemble”. Ils sont partis de Sainte Lucie, dans les Caraïbes, en janvier, viennent de quitter les marquises et les Tuamotu sont leur escale “libre” avant le prochain point de rassemblement à Bora Bora fin avril. Fakarava est donc leur atoll de prédilection aux Tuam. Il y a trois semaines, il n’y avait que 15 bateaux au mouillage et nous avions réussi à nous mettre complètement à l’écart, là avec 50 bateaux c’est un peu plus dur.... Mais bon, il y a de jolis voiliers et Olivier ira visiter un catamaran de 15 mètres de conception française à motorisation électrique: un vrai appartement flottant.

Le côté technique de notre escale s’avèrera vaine: le Cobia, une des goélettes de ravitaillement, n’est pas passée...ni fruits, ni légumes, même topo pour les oeufs et le lait.. Heureusement on a pu acheter confiture d’ananas et Nutella pour mettre sur le pain toujours fait maison, enfin bateau!, et quelques bananes. Nous allons d’ailleurs en profiter pour essayer de vider notre stock. On aura prévu trop de pâtes, de riz, de polenta, mais sur les conserves et le reste, notre gros avitaillement en janvier à Papeete était juste! Enfin il y aurait pu avoir plus de chocolat..

Nous restons aussi cinq jours à Fakarava car un coup de pétole et de vent ouest est prévu: ce qui ne serait pas idéal pour faire la longue traversée vers l’ouest jusqu’à Tahiti -notre prochaine destination.

Nous avons nos habitudes maintenant ici, nous profitons pour:

-retourner manger au snack du requin dormeur, les fesses dans l’eau et les requins dormeurs qui passent à côté



-recevoir un copain -moniteur de plongée- pour l’apéro

-prendre une pizza à emporter pour soirée pizza-étoiles sur le trampoline

Nous profiterons d’être là un dimanche pour aller à la messe, écouter les chants: notre quatrième messe en six mois: du jamais vu pour nous!



Nous avons aussi eu un coup de bol snorkeling. En quittant Toau, nous avions vu des dauphins, une énorme tortue depuis l’annexe à Fakarava, et on se met à l’eau sur une patate quelconque et paf une raie manta! Malheureusement, il y avait trois autres voileux et un d’eux se met à descendre en apnée sur la raie qui du coup se casse. On lui a fait la remontrance...il ne savait pas: sa première manta...

Olivier fait de plus en plus d’apnées depuis quelque semaines et reste 2min20 avec une moyenne à 1min30 en statique et 10m de profondeur (palmes, sans plomb) ce qui est bien pratique pour aller libérer l’ancre s’il elle se prend dans une patate de corail. Chaque “record” donne droit à un apéro. Comme quoi même à presque 50 ans on peut encore s’améliorer! 




Nous irons au mouillage de la passe, histoire d’avoir moins de voiliers autour (et ainsi pouvoir se doucher tranquille à poil à l’arrière du bateau!), marcher un peu, faire du snorkel, découvrir les restes d’un marae (temple) -un peu de culture tout de même...Et puis il est l’heure de quitter les Tuamotu après trois mois dans ce magnifique archipel...


Commentaires

Articles les plus consultés